Les collections

Le musée des Beaux-Arts de la ville de Reims conserve une prestigieuse collection. Peintures, sculptures, mobiliers et objets d’art illustrent les grands mouvements artistiques d’une période allant du XVIe au XXIe siècle. Le projet d’un grand musée in situ est envisagé depuis 2014. En attendant sa réalisation, le nouvel accrochage que les visiteurs peuvent admirer, permet de présenter un panel d’œuvres majeures.

Vie du musée

Le parcours en salles propose :

  • au premier étage, un panel d’œuvres phares tels des tableaux classiques et baroques du XVIIe, un riche choix de céramiques XVIIIe de la collection de Madame Pommery, des paysages de Corot à Vieira da Silva, en passant par Monet et Pissarro et une originale collection du XXe.
    Cet été, de nouvelles œuvres prennent place sur les cimaises du fait d’une grande exposition au Japon sur les Chefs-d’œuvre du musée des Beaux-Arts de Reims.
  • au rez-de-chaussée, la nouvelle section Art Nouveau et Art Déco, propose un ensemble d’œuvres des plus grands noms de ces deux courants.
    La section se prolonge par un espace-événement présentant des expositions :
    « Regard sur … »
    •  Du 14 octobre au 31 décembre 2017, nouvelle exposition au musée des Beaux-Arts :
    Regard sur...Chefs-d’œuvre néerlandais du Suermondt-Ludwig-Museum d’Aix-la-Chapelle

Le musée depuis sa création

Fondée en 1794 à partir des saisies révolutionnaires, la collection du musée s’est enrichie durant au fil des siècles, par des dons et legs de collectionneurs privés, dépôts de l’Etat et achats de la Ville.
Pour valoriser le legs d’Henry Vasnier (1907), la Ville acquiert, en 1908, le grand séminaire désaffecté, installé dans les bâtiments de l’ancienne abbaye Saint-Denis, et, après travaux, y transfère le musée en 1913.

C’est cet emplacement qu’il occupe encore aujourd’hui et qui correspond en partie au palais abbatial du XVIIIe siècle, remanié au XIXe siècle.

Les collections

Après un escalier d’honneur consacré au peintre rémois du XVIIe Jean Hélart, voici les temps forts du nouvel accrochage chronologique du XVIe au XXIe siècle.

Au premier étage du musée :

Salle Monthelon

  • Autour de la Renaissance

Les œuvres de cette section illustrent bien les grandes tendances de ce siècle :

- Un ensemble de peintures religieuses dont un polyptique et trois tableaux sur le thème de saint Jérôme - Par Marinus Van Roejmerswaelen et deux autres d’anonymes flamand. Le grand polyptyque, daté vers 1520, Vie et Passion de Jésus-Christ, attribué à un anonyme flamand, mérite d’être mentionné, pour sa qualité d’exécution et sa riche iconographie.
- Des tableaux profanes montrent, en France et en Italie, la place de l’humain dans la société de la Renaissance, avec des portraits peints par Georges Boba, Giovani-Battista Moroni ou encore d’après Sebastiano del Piombo.

  •  Le Grand siècle

La salle s’organise en trois riches espaces :
- Une galerie de portraits français et hollandais qui se répartissent autour de Louis XIV à cheval, atelier de Pierre Mignard, citons notamment Les Enfants Habert de Montmor de Philippe de Champaigne et Fillette aux paons de Melchior Hondecoeter.

- Des peintures d’histoire, religieuses et mythologiques françaises, permettent d’aborder le style baroque avec Simon Vouet L’Assomption de la Vierge, ou encore Jean-Baptiste Jouvenet Apollon et le char du Soleil ; et le style classique avec les paysages historiques à caractère religieux de Laurent de La Hyre ou celui d’après Nicolas Poussin.

- Les peintures réalistes françaises avec des toiles des Frères Le Nain, dont l’un de leurs chefs-d’œuvre est Vénus dans la forge de Vulcain, font pendant à celles des artistes des Ecoles du Nord : Roelandt Savery, Le Déluge, Daniel de Blieck, Intérieur d’église, Simon Verelst, Bouquet de fleurs, pour l’école hollandaise, et pour l’école flamande :des œuvres orientées vers les thèmes mythologiques comme Le Satyre chez le paysan de David Ryckaert, ou religieux comme Le Christ après la flagellation de Gérard Seghers et La Descente de croix de Peter Van Mol.

Salle Diancourt

  • Au Siècle des Lumières

- La salle s’ouvre, pour le néoclassicisme, par Le Gladiateur  d’Aimable Pagest, élève de Jacques-Louis David. Cette œuvre sensuelle, renvoyant aussi à l’Antiquité, remplace actuellement celle de son maître, la célèbre réplique La Mort de Marat, partie pour l’exposition du Japon. Les Filles de Pélias demandant à Médée le rajeunissement de leur père par Charles-Edouard Chaise complète les grandes caractéristiques du style néoclassique.
- Puis, la salle met en scène les arts décoratifs évoquant l’art de vivre au XVIIIe siècle, avec une commode à secrets de Jean Saddon et surtout l’exceptionnelle collection de céramiques de Jeanne Pommery.
- Cet art décoratif très rococo trouve son pendant pictural avec le tableau libertin de François Boucher, L’Odalisque, illustrant bien le thème de la femme sous le règne Louis XV ; la femme artiste est présente également avec Nature morte au lièvre d’Anne-Dorothée Vallayer-Coster.

  • De Jean-Baptiste Camille Corot à Léon Lhermitte

- Vingt-six paysages et un portrait de Camille Corot constituent le plus riche ensemble en Europe conservé dans un musée après celui du Louvre. Ce fonds, connu à un niveau international, offre un panorama complet de sa démarche artistique. À partir de septembre 2017, ces oeuvres ainsi qu’une sélection d’autres chefs-d’oeuvre vont voyager en Allemagne et aux États-Unis afin de présenter la richesse des collections rémoises, en attendant la rénovation et la restructuration du musée in situ.

Cette section remaniée illustre elle aussi la question du paysage à travers l’École de Barbizon représentée par Théodore Rousseau et Narcisse Diaz de La Peña, avec un focus sur Jacques-Raymond Brascassat, lequel peint la nature avec autant de précision qu’il représente les animaux, ayant fait sa célébrité. Un mur consacré à son œuvre rend compte d’une petite partie du fonds, composé de près de 950 pièces, léguées par Hugues Krafft, créateur du musée Le Vergeur de Reims, dont le père était proche de cet artiste.

Le Bosphore
- Le genre du paysage au XIXe siècle est très bien représenté aussi par des œuvres romantiques de Paul Huet ou encore celles d’artistes de l’École de Barbizon - Théodore Rousseau et Charles-François Daubigny - et enfin par les chefs-d’œuvre impressionnistes de Claude Monet, Camille Pissarro et Auguste Renoir.
- Un ensemble orientaliste varié propose des tableaux d’Eugène Fromentin, Félix Ziem, Théodore Frère ou Etienne Dinet...
- Des grands formats naturalistes, dont Le Vin de Léon Lhermitte ou L’Eclusée de Ferdinand Gueldry, concluent cette section XIXe.

Salle Jamot

  • Le temps de la modernité : de Renoir à Foujita

Les débuts de la modernité
- Autour de l’œuvre de Paul Gauguin Nature morte aux pommes, des tableaux des artistes de Pont-Aven et des Nabis, avec leurs grands aplats colorés, telle La Plage rouge de Maurice Denis, montrent l’évolution des avant-gardes à la fin du XIXe et au début du XXe siècle.
Les œuvres d’Aristide Maillol et de Paul Sérusier témoignent de cet esthétique post et  néo-impressionniste.
A noter aussi les débuts du fauvisme avec les artistes Albert Marquet et Charles Camoin et le mouvement cubiste, avec Louis Marcoussis et André Lhote.

Le Grand Jeu et le Surréalisme
- « Le Grand Jeu », mouvement surréaliste rémois de l’après Première Guerre mondiale - créé en 1927 par René Daumal, Roger Gilbert-Lecomte, Robert Meyrat, Roger Vailland et Maurice Henry - est évoqué dans cet espace, avec une mise à l’honneur des œuvres - portraits, paysages, maquette de vitraux - l’artiste tchèque Joseph Sima, peintre majeur du groupe.
Les portraits de Sima expriment sa fascination pour l’inconscient, ses paysages montrent son amour pour la lumière éblouissante et le sens du sacré, qui s’imposent avec la création des vitraux de l’église Saint-Jacques à Reims, évoqués ici par une maquette grandeur nature.

 

 

Léonard-Tsuguharu Foujita, une collection exceptionnelle à Reims
La collection Foujita du musée est une référence indéniable pour évoquer ce peintre. Acteur incontournable de l’École de Paris, il est souvent considéré comme le plus original des artistes japonais du XXe siècle. Peintre à part, ses peintures monumentales se nourrissent de tradition et de modernité - Cheval et Lion et L’Apocalypse. D’autres tableaux évoquent son attachement à la figure féminine, mais aussi à sa quête spirituelle qui s’achève avec l’édification de la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix en 1966 à Reims. La collection « Foujita » est composée de plus de 2 300 œuvres et documents, donnée en 2013-2014 par les héritiers de Kimiyo, la femme du peintre.

 

 

Salle Kasparek

  • De l’Abstraction à la lumière

- L’abstraction est bien représentée dans cette section par des artistes comme Léon Zack, Raoul Ubac, Serge Charchoune... L’aspect lyrique, de plus en plus épuré, voire spirituel de ce mouvement, se remarque aussi avec les œuvres de Geneviève Asse ou Maria Elena Vieira da Silva.
 - La sculpture de la seconde moitié du XXe siècle est également exposée dans cette salle, notamment grâce aux œuvres de Simone Boisecq, avec son langage personnel et complexe, peuplé souvent de figures mythologiques et primitives.
 - Enfin, la collaboration de l’atelier de maître-verriers Simon-Marq, à Reims, abordée dans les années cinquante avec des artistes contemporains, se poursuit aujourd’hui puisqu’en 2011, il réalise les vitraux d’Imi Knoebel pour la cathédrale de Reims. On peut admirer de même ici un vitrail du grand artiste allemand réalisé pour le musée.  

Palier : Espace Vitrail
- Au cours des XXe et XXIe siècles, l’art contemporain finit par se faire admettre dans le cercle clôt de l’art sacré ; la collaboration des maîtres-verriers avec les peintres se développe. Dans la collection des arts décoratifs du musée des Beaux-Arts, le vitrail occupe une place importante.
- Actuellement, quatre vitraux illustrent quelques moments clefs de l’histoire du vitrail moderne et contemporain : le renouveau de l’art sacré avec Georges Rouault, et l’abstraction avec Alfred Manessier, l’un des premiers à réaliser des vitraux non-figuratifs. Dans ces créations, la couleur et la texture des verres jouent un rôle majeur.

Les espaces du rez-de-chaussée actuellement :

Salle Gérard :

De l’Art Nouveau à l’Art Déco
Cette nouvelle salle met en scène les artistes français les plus représentatifs de l’Art Nouveau et de l’Art Déco,  illustrant la richesse et la variété des arts décoratifs, qui ont trouvé place à Reims à la suite de la Grande Guerre.
Le musée des Beaux-Arts de Reims est riche de ce fonds Art Nouveau provenant initialement de la collection Henry Vasnier léguée en 1907 à la Ville de Reims et d’un fonds Art Déco constitué depuis une dizaine d’années.
Les œuvres de cette section témoignent de l’importance de la fusion des arts qui s’est développée à la fin du XIXe siècle et imposée dans l’entre-deux-guerres. Artistes et artisans travaillant ensemble les matériaux les plus divers : céramique, émail, bois, verre, métal, textile, stuc ou pierre...

Le premier espace évoque l’esprit d’une chambre Art Nouveau, dit « style 1900 », avec des œuvres d’Émile Gallé. Les arabesques et les lignes sinueuses de ses œuvres, inspirées directement des formes de la nature, s’associent ici aux matières et couleurs chaudes de bois variés.

La présentation restitue ensuite la variété des styles de l’Art Déco (style floral, goût cubiste, modernisme) avec des œuvres de Jean Dunand, Jean Goulden, Michel Dufet, Charlotte Perriand..., aux matériaux rares et précieux ou faits de matières nouvelles introduites dans l'art par le biais de l'industrie.
En fin de parcours, deux espaces aménagés autour de pièces de Léon et Maurice Jallot et d’Henri Rapin, rappellent l’idée de la fusion des Arts dans les années 1920 et 1930,  incarnant le « style 1925 ». 

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Légendes des visuels : Vues des salles XVIIe et XVIIIe siècles du musée ; Cour de l’ancien séminaire, début XXe et vue contemporaine de la cour du musée des Beaux-Arts avec l’installation Axe de Christian Lapie (1955-) © Christian Lapie 2016, tous droits réservés ; Marinus Van Roejmerswaelen (1493-1567), Saint Jérôme, huile sur bois, Inv. 922.4.1 ; Jean-Baptiste Jouvenet (1644-1717), Apollon et le char du soleil avec l'assemblée des Dieux, huile sur toile, dépôt de l‘État, Inv. D. 872.2.2 ; Aimable Pagnest (1790-1819), Le Gladiateur, huile sur toile, Inv 892.33.3 ; Camille Corot, (1796-1875), Le Vallon au cavalier, huile sur toile, Inv. 907.19.68 ; Félix Ziem (1821-1911), Le Bosphore, INV. 907.19.249 ; Maurice Denis (1870-1943), La Plage rouge, huile sur bois, INV. 949.1.75 ; Salle Émile GALLÉ (1846 - 1904) chambre coucher aux dahlias ; Jena Dunand, Les Corbeaux, laque, perles noires, coquille d’œufs et crayon noir sur contreplaqué, INV. 2004.2.1. 
-> Pour tous ces visuels : © MBA Reims 2017/photo Christian DEVLEESCHAUWER.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

En savoir plus

  • Adresse

8, rue Chanzy - REIMS
Tél : 03.26.35.36.00
Fax : 03.26.86.87.75
Courriel

  • Horaires d'ouverture

Tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h.Fermé le mardi et les 1er janvier, 1er mai, 14 juillet, 1er et 11 novembre, 25 décembre.

  • Tarifs  

Plein tarif, Musée des Beaux-arts/Chapelle Foujita et exposition temporaire  : 5 € (billet couplé)

Visite Commentée : 4 € (en plus du billet d'entrée)
Tarif réduit 18/25 ans et + 65 ans : 3 €
Tarif groupe +  de 20 personnes : 3 €
Pass intermusées (entrées pour les 5 musées municipaux – exclu exposition temporaire): 20 €

Pass fidélité (gratuité musée + exposition + toutes les actions du musée): 25 €
Classe hors Reims, en visite libre : 25 €
Classe hors Reims, en visite accompagnée : 40 €

  • Location de la salle de réception du musée

3 000 € la soirée. Réservation Tél. : 03.26.35.36.00 afin de convenir d'un rendez-vous et prendre connaissance du contrat de location ou contacter par courriel

  • Gratuités pour :

les étudiants(sur présentation de la carte), les jeunes de moins de 18 ans, les groupes Maisons de Quartier de Reims, les handicapés, les jeunes de la Mission locale, les demandeurs d'emplois, les titulaires du RSA
Gratuit également lors des opérations nationales : Journées du patrimoine, 1er dimanche de chaque mois, Nuit des musées ...

  • Comment venir :

En bus : Lignes 2, 4 et 5, arrêt Rockfeller
En tram : lignes A et B arrêt Opéra

-> Accessibilité aux personnes à mobilité réduite seulement dans les salles XXe siècle du rez-de-chaussée, accès par la cour.

-> Un parcours est proposé aux personnes sourdes et malentendantes sur certains chefs-d’œuvre, au moyen de « visioguides ». Ces appareils sont accessibles gratuitement (pour le grand public également) sur demande à l’accueil - la carte d’identité - ou autre justificatif d’identité - est demandée pendant le temps du prêt.