Les expositions

Les expositions du moment au musée ou hors les murs.

Regard sur...Denise Esteban

Du 24 juin au 18 septembre 2017

« La forme ne m’est pas donnée au départ. À la différence de la plupart des artistes qui peignent par cette intuition qu’ils ont, au départ, de la forme. »

Denise Esteban

Née à Reims, de famille champenoise, Denise Esteban part très tôt à Paris à l’école des Arts décoratifs puis à l’École des Beaux-arts. Travaillant en solitaire, elle s’intéresse d’abord à l’oeuvre de Chardin, Corot ou Degas avant de découvrir en 1966 Giorgio Morandi lors d’une rétrospective à la Biennale de Venise, puis de rencontrer en 1967 Arpad Szenes qui l’encourage dans ses recherches - dialogue entre le monde extérieur et soi-même.

Auparavant, lors d’un voyage en Espagne, elle avait rencontré le poète Claude Esteban, qu’elle épousa en 1964. Parlant de la peinture d’Esteban en 1974*, Yves Bonnefoy, poète et critique d’art écrivait : « Dans le débat du dissocié et du plein, Denise Esteban a des passages de couleur, des fusions de plans, des dilutions de contours qui sont le pressentiment d’une grâce. Elle a choisi d’aller vers le simple ; de faire que le lieu quotidien, ce ne soit plus de l’objet qui se reclôt et échappe, mais une lumière, - autrement dit une délivrance ».

C’est avec Bernard Simon, son frère, qui gère à présent avec son épouse le fonds d’atelier de l’artiste, que l’exposition a été montée. Après quelques œuvres de jeunesse, plusieurs thèmes seront évoqués : les natures mortes, les ruelles, les paysages et bords de mer.

 * Catalogue de l’exposition de la maison de la culture de Bourges. Octobre 1974

 

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Henry Vasnier

L’infinie passion d’un collectionneur

Du 14 octobre 2016 au 17 septembre 2017.

La Villa Demoiselle ouvre un deuxième chapitre dans l’histoire et la découverte de la collection d’Henry Vasnier (1832-1907), directeur jusqu’en 1907 de la maison Pommery et l’un des plus généreux donateurs du musée des Beaux-Arts de Reims.

Grand mécène de la ville, Henry Vasnier veut montrer sa réussite sociale non seulement durant sa vie mais aussi après sa mort, léguant ainsi au musée près de 600 œuvres, portraits, paysages et natures mortes…

Vasnier a, indéniablement, un goût prononcé pour les peintres paysagistes parmi lesquels figure Eugène Boudin, de l’école de Honfleur et également précurseur du mouvement impressionniste. Une place de choix lui est donnée dans l’exposition, avec une sélection de marines caractéristiques du goût de Vasnier

Dans la deuxième partie de sa vie, au moment de son installation dans un hôtel particulier du Boulevard Lundy à Reims, Vasnier commence à acheter des sculptures, des meubles, en particulier d’Emile Gallé dont il sera l’un des principaux mécènes, des verreries toujours du même artiste, et de très nombreuses céramiques des principaux maîtres de l’époque, autant d’œuvres visibles dans l’exposition.

Image de cette époque charnière entre l’Art nouveau et l’Art déco, la Villa Demoiselle est elle-même, une œuvre d’art. Cette exposition, L’infinie passion d’un collectionneur permet un dialogue entre ces différentes périodes à la fois artistiques et personnelles de la vie de Vasnier, mettant en valeur ses goûts et sa personnalité. 

 

L'exposition est ouverte du vendredi au dimanche, de 10h00-13h00 et 14h00-18h00

Dernière entrée 45 min avant fermeture.

Visite libre ou visite guidée sur rendez-vous

Tarifs : 20 € (adultes, avec dégustation) ;
Gratuit pour les – 10 ans ; 13 € (ados 11-18 ans, sans dégustation)

Photo ci-contre : Henri Fantin-Latour, Roses dans un vase de cristal, 1894, huile sur toile