Fonds ancien

 OUTILS DE RECHERCHE :

- Accès à l'index matières, noms de personne et géographiques

- Accès au corps de l'inventaire

- Accès à l'inventaire des chartes de l'hôtel de ville par Pierre Camille Lemoine (1787)

- Accès aux inventaires pièce à pièce de certaines liasses supplément 

Plans du fonds ancien numérisés : Accès aux plans numérisés

Sceaux : Accès aux notices des sceaux

CONSULTABLES EN SALLE DE LECTURE :

Transcription du registre des conclusions du Conseil de Ville de 1422 à 1436, réalisée par Sylvette GUILBERT

Transcription du registre des conclusions du Conseil de Ville de 1469 à 1486, réalisée par Aude VELUT

Transcription des registres FAR1 (Catalogue des archives par Jehan FOULQUART) et FAR2 ( Catalogue des archives et anciens titres du Conseil de Ville par Gérard ChARPENTIER et Jehan de SAUSSELLES), réalisée par Emmanuel MELIN

Les registres paroissiaux cotés en GG ont fait l’objet d’un inventaire spécifique. Certains actes de baptême, mariage et sépulture, notamment pour le XVIIIe siècle, sont répertoriés dans un fichier manuel à la disposition des lecteurs. Les registres paroissiaux ont tous été numérisés. Ils sont consultables sur le site des Archives départementales de la Marne.

Ouvrage Archives administratives et législatives de la ville de Reims par Pierre VARIN, qui contient de nombreuses transcriptions : les pièces de la période 1100 à 1400 ont presque toutes été publiées dans ses Archives administratives. Des extraits de celles du siècle suivant figurent dans ses Archives législatives, statuts, tome I.

AUTRES FONDS :

Quelques fonds privés contiennent des documents antérieurs à 1789 notamment : don LORIQUET, fonds Nicolas GARDET, don DORIGNY, fonds DESSAIN DE  CHEVRIERES ...

Voir aussi le fonds hospitalier ancien (XIIe - 1789)

DESCRIPTION DU FONDS ANCIEN MUNICIPAL :

Les archives du fonds ancien municipal comprennent des documents en provenance, essentiellement, de l’Echevinage et du Conseil de Ville.

Le fonds de l’Echevinage dont on peut faire remonter l’origine à 1182, date de la charte accordée par Guillaume AUX BLANCHES MAINS aux bourgeois de son ban pour les autoriser à élire des échevins, est le plus ancien. Il couvre une période qui va du XIIe au XVIIIe siècle. On y trouve, à l’origine, quelques chartes contenant les droits et privilèges des échevins. A ces chartes, se joignirent quelques registres de comptes, d’abord pour la levée de deniers pris sur les habitants sous le nom de taille des sacres, puis pour ceux que l’Echevinage levait suivant ses propres besoins ou ceux de la communauté (comptes des chaussées, des léproseries...) ; s’y ajoutent les cartulaires ou livres contenant la copie de toutes les pièces, chartes, arrêts, consultations et traités sur lesquels reposaient ses droits, privilèges, juridictions, et les conclusions du buffet concernant l’exercice du droit de police et principalement du droit de voirie.

Le Conseil de Ville fut créé en 1358 pour regrouper en une seule assemblée les représentants des différentes seigneuries et organiser la défense de la commune contre le roi d’Angleterre. Les documents qui en sont issus couvrent une période qui va du XIVe siècle à 1789. Echevinage et Conseil de Ville fusionnèrent en 1636. Leurs papiers avaient déjà été réunis dans un même local. Ils firent l’objet d’inventaires, en partie ou en totalité, en 1478, en 1485 par Jehan FOULQUART, en 1529, en 1648 par QUATRESOLS, en 1691 par COPILLON, en 1766 par NOËL et enfin en 1787 par Pierre Camille LEMOINE. Des documents traitant des sacres royaux depuis François Ier furent détruits au cours de fêtes civiques sous la Révolution.

FAC676L27SIII : sentence arbitrale des échevins concernant les brasseurs de foins, 1323

FAC731L19SI : liste des pairs de France, sacre de Louis XV, 1722

 

 

FAC734L6 : lettres patentes de Charles V, 1373

FAC801L162 : demande de paiement de Pierre Camille Lemoine pour le classement des archives, 1791

L’inventaire des chartes de l’hôtel de ville de Reims réalisé par Pierre Camille LEMOINE reste aujourd’hui utile pour la recherche. Avocat au Parlement, auteur d’un ouvrage estimé La diplomatique pratique, membre des académies de Rouen, Metz et Châlons, ayant occupé des années de sa vie au classement des archives des divers chapitres et monastères de Lyon, Toul, Metz, Reims, et notamment dans cette ville, de celles de l’archevêché, du chapitre, de Saint-Remi et de Saint-Thierry, des Carmélites et du Collège, Pierre LEMOINE avait fait ses preuves avant d’offrir ses services au Conseil de ville.

LEMOINE ne travailla pas sur les registres, mais sur les liasses dont il analysa les pièces, les répartissant en liasses ordonnées en quatre grandes sections : octrois (ou impôts), domaines, juridictions et diverses matières. Il rédigea ainsi un énorme volume, grand in folio de 820 pages, pourvu d’une table alphabétique. L’inventaire en question est consultable en salle de lecture, dans sa version photocopiée ou saisie sous Word.

Mais cet outil n’est pas exhaustif. Selon le système qui prévalait à l’époque, il classa uniquement les pièces appelées à établir des droits. Toutes les pièces ne présentant pas un intérêt de ce genre étaient mises au rebut en distinguant les renseignements à garder 10, 20 ou 30 ans, ceux à compléter dans telle ou telle circonstance donnée, et les papiers inutiles. Ainsi furent écartés de son classement des documents rejetés dans des liasses dites « de renseignements ».

Les premiers archivistes en titre de la ville rattachèrent celles-ci aux autres liasses sous le titre de « suppléments ». Avec ces liasses supplémentaires et les accroissements ultérieurs, le fonds ancien est constitué à l’heure actuelle de 431 liasses réparties dans des « cartons », auxquelles s’ajoute l’autre partie du fonds ancien constituée de 719 registres.

La séparation matérielle en registres et cartons renfermant des liasses est à la base de l'instrument de recherche actuel, l'inventaire du fonds ancien. Il est complété par un index des mots-matières, noms de personnes et noms de lieux (voir ci-dessus). Le caractère parfois succinct des analyses par cote ne permet pas toujours d’appréhender l’exceptionnelle richesse du fonds ancien, qui n'est pas classé selon le cadre de classement réglementaire de 1857 pour les archives anciennes (séries identifiables par des lettres doublées AA, BB, CC, etc.). Cependant, de nombreuses liasses (cotes en "supplément", dons et papiers divers), ont fait l'objet d'analyses pièce à pièce (voir ci-dessus). 

Des pièces diverses sur l’histoire de Reims, des papiers de famille d’origine privée sont par ailleurs mêlés au fonds strictement communal. Sous l’indication « Mélanges » étaient notamment rassemblés des renseignements sur des familles rémoises. Pour ces documents la période dépasse la limite de 1789 (celle du fonds municipal) et s'étend jusqu'à 1898 (papiers SUTAINE).

FAC667L14 : plan de Reims, 1788

FAC800L150 : lettre du Contrôleur général, M. Lescalopier sur la diminution des monnaies et la baisse des prix des denrées et marchandises, 1724

 

FAC800L150 : règlementation royale des poinçons sur les monnaies, 1774

FAC732 : décoration de l'église de Reims pour le sacre de Louis XVI, 1775

 Parmi les nombreux registres du fonds ancien figure la plus belle suite de comptes conservée en France avec, entre autres, la collection des comptes des deniers communs (1542-1781) et des comptes des pavés et chaussées (1355-1767). La série des rôles de la capitation (1701-1789) constitue une source d’un grand intérêt.

 

FAC805L192 : dessin au dos d'un mémoire des biens d'un peintre, 1625

FAC818L244 : échantillons de tissus, XVIIIe siècle

FAC805L195 : gravure d'Alard, 1769