Fonds privés

Fonds privés

ACCES AU MOTEUR DE RECHERCHE GLOBALE 

Les fonds privés sont constitués d'archives en provenance de particuliers, d'entreprises, d'architectes, de photographes ou d'associations, données ou léguées à la Ville de Reims à différentes périodes.

Parmi les fonds privés les plus importants, la collection Prosper Tarbé (voir ci-dessous) les fonds des photographes Christian Strohm et Jean Diblik (voir ci-dessous), le fonds des architectes Edmond et Jacques Herbé, celui de l'ancien maire René Bride (voir le concernant ce site  sur sa propriété de Saint-Hilaire), celui de la Maison de la culture André Malraux/CNAT (Centre national art et technologie) comportant des milliers d'affiches de spectacles, et un fonds sur la Résistance dans la Marne (guerre 1939-1945).

Autres fonds privés : Henri Loriquet, Charles Loriquet, Gaston Robert, Nicolas Gardet, Guy Erbo, Ainé et Ferdinand Crignier, Cuzin-Saeger, Jean Rogier, Coseigneurie de Colomiers, Paul Marchandeau, Cardinal Luçon, Emile Sedeyn, Yvonne Voisin, famille Hardy-Muller, Alfred Wolff,... (liste non exhaustive). 

La recherche se fait par le moteur de recherche globale (ci-dessus). Pour  les fonds des photographes Strohm et Diblik, voir ci-dessous d'autres outils de recherche spécifiques.

les fonds privés sont classés en série S hormis ceux de la collection Prosper Tarbé

Les cotes des notices en réponse contenant un S (par exemple 30S1) ou TARBE (par exemple TARBE-IV-7) correspondent aux fonds privés.

Collection Prosper Tarbé

Pour accéder à l'image d'un document de la collection Tarbé :

Les documents de la collection Prosper Tarbé ont tous été numérisés. La recherche se fait par le moteur de recherche globale (voir ci-dessus) : pour accéder à une notice descriptive et à l'image d'un document dont vous connaissez la cote, par exemple le document n° 7 du carton IV, taper en mode Recherche simple à recherche par cote TARBE-IV-7. Le document numérisé est visuable à partir de sa notice qui s'affiche en réponse.

Histoire de la collection :

Né à Paris le 24 août 1809 d'une famille originaire de Sens, Louis-Hardouin-Prosper Tarbé est fils d'un notaire, ce qui lui donne le goût pour les études juridiques. 

A l'âge de 23 ans, il est nommé substitut à Sainte-Menehould, puis à Etampes en 1834. Affecté à Reims en 1838, il se passionne pour l'histoire de Reims qu'il décrit dans un style agréable et facile.

Dès 1835, il achète ou trouve des vieux parchemins et papiers dans les salles des ventes publiques, chez les libraires, bouquinistes, particuliers, brocanteurs, relieurs, cartonniers, épiciers ou même dans les dépôts d'archives publiques qui en vendaient au poids.

En 1843, il devient substitut à Versailles mais il donne sa démission en 1846 pour revenir à Reims, et reprendre son poste de membre titulaire de l'Académie dont il est un des fondateurs. 

L'œuvre de Prosper Tarbé est composée de nombreux livres et articles, dont deux pièces maîtresses : Trésors des églises de Reims et Reims, Essais historiques sur ses rues et ses monuments, sans oublier les vingt-cinq volumes de la Collection des poètes de Champagne antérieurs au XVIe siècle.

En 1863 l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres à l'Institut de France le nomme membre correspondant, ce qui couronne sa carrière. Mais sa santé décline et il repose sa plume définitivement le 13 janvier 1871. Dès la fin des hostilités, son corps est ramené à Reims.

Le 25 avril 1891, Madame Lefèbvre-Tarbé, sa fille, fait don à la Ville de Reims d'un lot de documents amassés par son père. Ce fonds est complété le 11 juin 1902, par d'autres documents remis par Madame la comtesse Lestre, née Tarbé, ce qui fait un total de 4483 pièces.

Y figurent de nombreux parchemins depuis un diplôme de Louis le Pieux en 825 mais aussi des documents de toute nature : mandements, créances, cédules, quittances, ordonnances de paiement ou compte-rendus de batailles qui proviennent de la Chambre des Comptes, du Ministère de la Marine ou de l'Hôtel des Invalides, mais aussi des bulles papales ou des gages d'officiers. 

Des noms illustres de l'Histoire de France figurent dans cette collection, ceux de rois, évêques et seigneurs, ou d'autres tels Bougainville, Diderot, le connétable de Montmorency, Gaspard de Coligny, Sully, Mazarin, Jeanne d'Albret, Bossuet, Buffon, Franklin, Lamarck, von Humboldt, Cuvier, etc.

Un certain nombre de documents sont écrits en italien, espagnol, portugais, provençal, anglais, allemand, hollandais, suédois, grec ou arabe.

Le plus récent, une lettre de Paul Lacroix, date de 1825. 

Le catalogue de la collection Tarbé rédigé par Louis Demaison et édité en 1909 possède un classement chronologique, divisé par carton. Chaque document est détaillé, daté, localisé avec indication de sa nature, de son expéditeur et de son destinataire. L'inventaire se termine par une table alphabétique des noms d'individus et des lieux cités dans les documents. Les notices auxquelles vous accédez via le moteur de recherche globale sont celles du catalogue Demaison.

Deux documents n'ont pas été inventoriés dans le catalogue :

- Lettre autographe du général François Palmes au sujet de sa mission avec le ministre de Hollande (Vienne 21 mai 1710). XV, 299bis.

- Lettre autographe de Mademoiselle de Chaullerais à l'abbé Dorval à Paris au sujet d'une affaire financière commune (23 Madrid? 23 juin 1710). XV, 299ter. 

Collection Prosper Tarbé

Fonds du photographe Christian Strohm (clichés entre 1906 et 1924)

Jacques Christian Strohm von Dürrheim naît à Schwenningen dans le Wurtemberg le 8 août 1872.

En 1900 il rend visite à sa demi-soeur Joséphine Courleux à Reims.

Joséphine est l'épouse de Victor Courleux qui fonda le premier studio d'art photographique à Reims 42 rue du Faubourg Cérès.

Tous deux viennent de perdre leur fils unique.

Christian Strohm reste près d'eux à Reims et peu à peu se perfectionne auprès de son beau-frère dans l'art de la photographie.

Quelques années plus tard, il reprend son magasin.

En 1902, il fait une demande de séjour en France avec option de naturalisation qu'il obtient le 15 mars 1904 sous le nom de Christian Strohm.

Jusqu'au décès de Victor Courleux, il laissera le nom de ce dernier sur l'enseigne du magasin : "Photographie Courleux succ. Ch. Strohm". L'enseigne portera ensuite l'inscription "Strohm, succ. de V. Courleux". En 1919 le nom Strohm figurera seul.

Pendant la Grande Guerre il est mobilisé au 8ème escadron du train des équipages en région parisienne.

A son retour à Reims en 1919 il s'installe au 2 rue Bonhomme pendant les travaux de réhabilitation de sa maison.

Energique et entreprenant, il développe entre 1905 et 1910 considérablement l'activité de son commerce : il perfectionne la photographie d'art, promeut la photographie populaire, vend des articles pour photographes amateurs et couvre différents évènements à Reims et dans les alentours (carnaval en 1908, collège des athlètes au parc Pommery,...).

Pour le seconder, il engage du personnel. Ses employés seront au nombre de 6 en 1921.

Après la vente de son magasin, il continuera, mais à titre privé, son métier de photographe, faisant des portraits, couvrant les évènements familiaux de sa famille, de ses amis, Emile Vogt docteur en pharmacie ou Mr. Fresson grand-père du comédien Bernard Fresson, ou encore C. Heidsieck, plusieurs chanoines et prêtres.

A partir de 1926 il achète une maison avec jardin dans le quartier Sainte-Anne et se consacre aussi beaucoup à ce quartier.

De père protestant et de mère catholique, il optera pour la religion de sa mère et sera un catholique fervent. Il participe activement à la vie du diocèse de Reims, côtoie les cardinaux Luçon et Suhard, est porteur de la châsse des reliques de saint Remi jusqu'en 1948.

Il décède en novembre 1949.

Une partie des clichés, constitués essentiellement de portraits mais montrant aussi Reims sous divers aspects, a pu être légendée grâce aux livres de pose, qui font partie du don.

En effet les informations qui figurent dans ces livres de pose, numéro de cliché, date, nom et adresse de la personne qui passe la commande, apportent des informations précieuses qui peuvent être associées aux photographies. Très souvent, la personne qui a laissé son adresse et la personne photographiée ne font qu'une.

On en voit tout l'intérêt pour une recherche de personne.

Nous vous proposons l'accès à une liste des patronymes recensés, entre 1906 et 1924.

Accès à la liste des patronymes recensés

Si un des patronymes retient votre attention, vous pouvez nous contacter pour en savoir plus à l'adresse électronique

 archives@mairie-reims.fr

Fonds du photographe Jean Diblik (clichés entre 1925 et la fin des années 1960)

Jean Diblik est né à Brno en Tchécoslovaquie. Il devient Français après avoir servi dans la Légion étrangère pendant la Grande Guerre. 

En décembre 1924, Jean Diblik entre en possession du magasin de photographie de Christian Strohm 32 avenue Jean-Jaurès à Reims.

Le magasin est complètement réaménagé en 1927 par l'architecte François Maille, d'une manière particulèrement ingénieuse et adaptée à l' activité professionnelle de photographe.  

En achetant le fonds Strohm, Jean Diblik récupère de nombreux clichés photographiques de son prédecesseur, ce qui nous a amenés à distinguer deux fonds. 

Le fonds Diblik est composé de plus de 80000 clichés,  plaques de verre ou négatifs plastique, pris entre 1924 et la fin des années 1960.

Il s'agit essentiellement de portraits, mais aussi de clichés correspondant à des commandes précises : quartiers en construction, usines, etc. 

Une petite partie d'entre eux peut être légendée (travail toujours en cours) grâce aux livres de pose, qui font partie du don.

En effet les informations qui figurent dans ces livres de pose, numéro de cliché, date, nom et adresse de la personne qui passe la commande, apportent des informations précieuses qui peuvent être associées aux photographies. Très souvent, la personne qui a laissé son adresse et la personne photographiée ne font qu'une.

On en voit tout l'intérêt pour une recherche de personne. 

Nous vous proposons l'accès à une liste des patronymes recensés à partir de 1925.

L'orthographe des patronymes peut être dans certains cas erronée. La liste des patronymes continue de s'étoffer et est mise à jour en début d'année.

Accès à la liste des patronymes

Si un patronyme retient votre attention, vous pouvez nous contacter pour en savoir plus à l'adresse électronique : 

archives@mairie-reims.fr