Complexe aqualudique

Comme il s’y était engagé, Arnaud Robinet, député-maire de Reims, a décidé la réalisation d'un complexe sportif, ludique et polyvalent en coeur de ville. Localisé sur l’ancien site rémois du Sernam, le futur équipement permettra de pallier la fermeture du Nautilud pour cause de problèmes de vétusté et de sécurité. Piscine olympique, bassins extérieurs, salle multifonctions, patinoires flambant neuves… Le nouveau complexe, qui verra le jour dans quatre ans, permettra à Reims d’entrer dans une nouvelle ère du sport pour tous et du sport d’élite.

 

Avant la fin de l’année, l’historique complexe Nautilud-Bocquaine, démoli, aura donc disparu du paysage rémois. « Une réflexion est engagée pour restructurer le site autour d’un Parcours des Champions, instructif et pédagogique, qui rendra hommage à nos héros rémois, de Raymond Kopa à Mahiédine Mekhissi. Reims a besoin d’exemples de réussite », explique Stéphane Lang, Conseiller municipal délégué au sport. Et d’ajouter : « le site a également vocation à accueillir des manifestations sportives comme le FISE (Festival International des Sports Extrêmes). Sans oublier la création de places de stationnement, indispensables pour décongestionner le secteur ». Avec le stade Auguste Delaune, le complexe René Tys et le Skatepark, le sport occupera définitivement une place d’honneur dans ce quartier.

Sportif, ludique et polyvalent

Le futur complexe sportif, ludique et polyvalent investira donc le terrain de l’ancien Sernam, une vaste friche ferroviaire de 7 ha, située à proximité de l’avenue de Laon et des Hautes Promenades. Ultra moderne et écologique, l’équipement est destiné à accueillir tous les publics : des enfants aux seniors, des sportifs amateurs aux professionnels des sports d’eau et de glace. De grands évènements pourront y être organisés (matchs de Coupe Davis, matchs de gala pour le basket…) grâce à la grande salle modulable. « La composition précise du complexe est encore à l’étude, notamment en concertation avec les associations sportives », souligne Stéphane Lang. « Mais le concept sera unique en France », assure-t-il.

Un aménagement global au SERNAM

C’est dans le cadre d’une opération d’aménagement d’ensemble, portée par un opérateur privé, que s’effectue l’implantation du nouveau complexe. « La Ville de Reims travaillera en partenariat étroit avec les investisseurs afin de garantir la qualité architecturale, urbaine et paysagère du projet », précise l’élu. Outre la future piscine-patinoire-salle modulable (qui occupera à elle-seule quelque 3 ha), le site pourrait également accueillir des commerces d’activité sport/loisirs, des bureaux, des logements, un grand parking, une résidence étudiante… « Le Sernam a l’avantage d’offrir une vaste superficie, tout en occupant une position centrale et stratégique, proche de la gare, du tramway et de l’autoroute. Cette opération s’intègre dans une réflexion en cohérence sur tout le secteur Boulingrin, Promenades, Place de la République et Tri Postal », conclut Stéphane Lang.

3 questions à Arnaud Robinet, Député-Maire de Reims

Pourquoi avez-vous choisi le site du Sernam pour accueillir le futur complexe sportif aqualudique et polyvalent ?
Cette solution permet enfin de relancer le projet de requalification de cette friche, enlisé depuis plusieurs années. L’espace est vaste, facilement accessible, situé aux portes du centre-ville et en entrée du faubourg Laon-Zola, aujourd’hui en difficulté. L’objectif est de créer un point fort de fixation et de fréquentation au centre-ville, qui puisse booster les commerces de l’avenue de Laon.
 
Le secteur est très fréquenté. Ne craignez-vous pas les problématiques de circulation ?
Non, car ces problématiques seront étudiées en amont. C’est certain, nous ne pourrons pas nous contenter d’un unique accès par la place de la République. Il faudra envisager d’autres voies au nord, comme la rue Gosset, la rue du Dr Lemoine, le boulevard Jules César… Un raccord avec le pont actuel de l’avenue de Laon pourrait être également envisageable. Au-delà, nous allons vivement encourager l’accès au site par le biais des transports en commun.

Êtes-vous satisfait de l’état d’avancement du projet de futur complexe ?
Oui, les choses ont bien démarré. Fin juillet, la Ville a désigné la société d’aide à maîtrise d’ouvrage chargée de réaliser l’étude dite de « préfiguration ». C’est l’agence Interland, en coopération avec ISC (Ingénierie Sportive et Culturelle), qui doit donc définir l’ensemble des contours du projet (dimension des bassins, capacité des tribunes…). Un premier rapport nous sera remis cet automne. Ce complexe, qui représente un investissement d’environ 70 M€ hors foncier, est le projet majeur de mon mandat. Il s’inscrit dans le schéma plus large d’un « Central Park » à la rémoise, allant du canal au Boulingrin.