73e anniversaire de la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation

Aux Monuments aux Morts et aux Martyrs de la résistance

Type d'évènement

Veillée solennelle

Date

Description

Samedi 28 avril 2018

21h00 Monument aux morts, place de la République

Rassemblement des porteurs de flambeaux 

Monsieur Jean-Baptiste SCHNEPF, Petit fils de Monsieur Raymond GOURLIN (ou Madame Patricia SCHNEPF, fille de Monsieur Raymond GOURLIN) et Monsieur BRONCHARD, des associations de déportés et résistants ravivent la flamme du Souvenir, puis, symboliquement, allument leurs 2 flambeaux, et enflamment les flambeaux de tous les porteurs de flambeaux présents à leurs côtés.

21h15 Monument aux Martyrs de la résistance, Esplanade colonel Bouchez

- Salut au piquet d’honneur

- Au signal du « garde à vous », Monsieur Jean-Baptiste SCHNEPF (ou Madame Patricia SCHNEPF), Monsieur BRONCHARD, les porteurs de flambeaux et les 2 porteurs de portrait partent du monument aux morts, pour se diriger vers le monument aux Martyrs de la résistance, en empruntant les contre-allées, de part et d’autre des hautes promenades

Durant toute la durée du déplacement des flambeaux, l’Harmonie municipale interprétera un thème musical de recueillement, puis des battements de tambour.

- « sonnerie »

- Allumage de la vasque placée devant l’urne contenant les cendres des déportés par Monsieur Jean-Baptiste  SCHNEPF (ou Madame Patricia SCHNEPF) et Monsieur BRONCHARD

- Monsieur Jean-Baptiste SCHNEPF ou Madame Patricia SCHNEPF et Monsieur BRONCHARD viennent déposer leurs torches dans les porte-torches prévus à cet effet de part et d’autre de l’urne, devant les drapeaux des associations pris en charge par les porte-drapeaux.

- « repos »

- Présentation des portraits de résistants, morts en déportation. Lecture des textes d’hommage. Les portraits sont déposés sur les socles prévus à cet effet, et encadrés par 2 jeunes porteurs de flambeaux

 
- 1er hommage : Robert DUTERQUE

Robert Duterque est né le 11 mars 1907 à huby-saint-leu dans le Pas-de-calais.

Il était instituteur à l’école du boulevard des belges à Reims où il exerçait dans l’une des premières classes de perfectionnement créées dans notre ville. Militant syndical et membre du Parti socialiste SFIO, il était secrétaire local du Front populaire, et participa avant-guerre à la rédaction du journal Le Travail de la Marne.

Robert Duterque, qui avait perdu accidentellement un œil, n’a pas été mobilisé en septembre 1939. Père de deux jeunes garçons, il s’est pourtant engagé dès janvier 1941 dans l’action clandestine. Il rejoignit le groupe de résistance Les Cloches des Halles implanté à Paris par le mouvement Libération-Nord, dont il est devenu en 1943 le responsable militaire dans l’arrondissement de Reims sous le pseudonyme de « Lieutenant Philippe ».

Le 8 février 1944, il fut désigné pour siéger dans le premier Comité départemental de libération nationale de la Marne au titre de Libération-Nord.

Le 13 juin 1944, il fut arrêté et interné dans les prisons de Reims et de Châlons-sur-Marne. Transféré à Compiègne, il fut déporté comme résistant le 15 juillet 1944 à neuengamme et affecté dans le kommando de Bremen-Farge qui construisait un abri pour sous-marin.

Au lendemain de la guerre, on a longtemps cru qu’il était mort d’épuisement à Neuengamme ou bien qu’il avait disparu sur un des bateaux coulés par erreur par l’aviation britannique en baie de Lübeck le 3 mai 1945.

Des recherches effectuées dans les archives allemandes par sa famille ont établi les circonstances de son décès. Robert Duterque a fait partie d’un groupe de déportés de Bremen-Farge transférés par train dans des conditions effroyables à Ravensbrück, où les survivants sont arrivés le 14 avril 1945. Il est décédé vraisemblablement peu de temps après. En mars 2018, sa mort en déportation n’était toujours pas enregistrée au Journal Officiel de la République française.

À Reims où une allée Robert Duterque a été inauguré en 1971 dans le quartier croix-Rouge, son nom est inscrit sur le Monument aux martyrs de la Résistance et de la Déportation, sur la plaque apposée à la Bourse du Travail aujourd’hui Maison régionale des syndicats, sur la stèle élevée par le Parti socialiste SFIO au cimetière du Nord, et sur la plaque « des maîtres de l’école laïque » dans le Square des victimes de la Gestapo. Dans le hall de l’école Jean Macé, boulevard des Belges, où il a enseigné, une plaque lui rend hommage.

À Châlons-en-Champagne, son nom figure sur la stèle 1939-1945 qui se dresse dans la cour de l’École supérieure du professorat et de l’éducation de l’Académie de Reims.

À Paris, le nom de Robert Duterque est inscrit sur la plaque apposée 14, rue Sauval à la mémoire du groupe de résistance Les Cloches des Halles.

 

- 2e hommage : Émile, Alexandre, Nicole et Paul BUCHHOLZ

Émile, Alexandre, Nicole et Paul Buchholz étaient les enfants de Kalmen et d’Hélène Buccholz, un couple de juifs polonais installés au début des années 30 avenue Jean Jaurès à Reims, où ils tenaient un commerce.

Les quatre enfants étaient nés en France, Émile en octobre 1929 à Charleville dans les Ardennes, les trois cadets à Reims, Alexandre en novembre 1932, Nicole en avril 1934 et Paul en octobre 1939.

Un mois avant la naissance de Paul, Kalmen Buchholz, soucieux de défendre le pays qui l’avait accueilli, s’était  engagé volontairement dans l’armée française. 

Il a été tué au combat le 17 juin 1940 près de Semur-en-Auxois en Côte d’Or et il a été déclaré « Mort pour la France ». En vertu d’un jugement du Tribunal civil de Reims rendu le 16 janvier 1942, ses quatre enfants furent « adoptés par la Nation ». Cette mention figure en marge de leur acte de naissance, juste au-dessus d’une autre mention : « décédés à Auschwitz en Pologne le 8 février 1944 ».

La Nation n'a pas su protéger ces enfants qui furent arrêtés avec leur mère le 27 janvier 1944 lors de la dernière vague d’arrestation de juifs dans la Marne. L’arrestation d’Hélène Buchholz et des quatre enfants suscita cependant quelque émotion, puisque le préfet Peretti della Rocca la signala le jour même par écrit à Fernand de Brinon, délégué général du gouvernement de Vichy en zone occupée, en lui demandant d'intervenir en leur faveur. Le préfet reçut une réponse négative datée du 21 février 1944, soit près de quinze jours après la mort à Auschwitz d'émile, d'Alexandre, de Nicole, de Paul et d’Hélène Buchholz.

À Reims, la mémoire des enfants Buchholz et de leur mère est gravée sur la plaque des victimes civiles du monument aux martyrs de la Résistance et de la Déportation et sur la stèle de la synagogue, rue Clovis.

Le nom de leur père est inscrit sur le  monument élevé aux « combattants juifs morts pour la France 1939-1945 » dans le cimetière juif de Bagneux dans les Hauts-de-Seine.

 

- A l’issue des deux lectures, ils allument chacun un flambeau et restent en place de part et d’autre de la vasque

- Lecture des paroles du refrain de l’Hymne aux Martyrs de la résistance, par un élève du conservatoire à rayonnement régional

- Lecture d’un texte en hommage à Monsieur Raymond GOURLIN, par son petit-fils, Jean-Baptiste SCHNEPF

- Reprise des paroles du refrain de l’Hymne aux Martyrs de la résistance par la chorale a capella

- « garde à vous », « présentez armes », sonnerie « aux morts »

- Minute de silence - coup de langue – « reposez armes » « repos »

- « Chant des partisans » par les chorales « ARS VOCALIS » et «La  VESLARDANNE » sous la direction d’Hélène LE ROY, accompagnées par 2 tambours

- lecture d’un poème par un élève de 3e du collège François Legros,

- « garde à vous », sonnerie

- Lecture du message des déportés, par Madame Patricia SCHNEPF, fille de Monsieur GOURLIN

- « repos »

- Interprétation d’un thème musical, par les choristes et l’Harmonie municipale. 

- Lecture d’un poème  par un élève de 3e du collège François Legros,

-  « garde à vous »

- « Chant des Marais » les chorales « Ars Vocalis » et « La Veslardanne » 

- Sonnerie du « Cessez-le-feu » en relais 

- Exécution de l’Hymne national 

- « repos »

- Interprétation d’un thème musical par les choristes et l’Harmonie municipale

- Salut au piquet d’honneur.

Fin de la cérémonie vers 22h30.

Horaires

De 21h à 22h30