Bien gérer pour mieux investir : la recette du budget municipal

Où vont les impôts ? Quelle place est donnée à l’investissement ? Autant de questions que chaque Rémois peut se poser sur les finances de la Ville. Décryptage du budget primitif 2023 !

Vie municipale

Des investissements au service de la transformation urbaine

Cette année marque le lancement d’aménagements urbains de grande ampleur comme les Berges de Reims (voir pages 6-7) ou le Port Colbert, pour un montant de 1,1 million d’euros en 2023 (13,8 millions d’euros au total pour ces deux projets). Ces aménagements sont nourris d’ambitions écologiques fortes, avec Reims nature comme feuille de route, afin d’améliorer le verdissement de la ville pour près de 7 millions d’euros. Les chantiers de renouvellement urbain se poursuivent avec notamment l’aménagement des abords de l’église Saint-André, quartier Jean Jaurès, et ses 2,5 millions d’euros inscrits au budget primitif 2023.

Le budget municipal comment ça marche ?

Le budget primitif 2023 a été voté lors du conseil municipal de décembre dernier. Un budget divisé entre les dépenses de fonctionnement et d’investissement, difficile à construire cette année en raison d’une incertitude sur le futur niveau de l’inflation. Il faudra attendre la présentation du compte administratif en juin 2024 pour connaître les dépenses réelles de la collectivité sur l’année à venir.

Décodage : où vont mes impôts ?

La Ville perçoit une grande partie des taxes foncières (propriétés bâties et non bâties), la taxe d’habitation sur les résidences secondaires et celle sur les logements vacants. Ces quatre impositions représentent 75% des recettes fiscales de la ville de Reims. Il existe un principe de non affectation de ces impositions, c’est-à-dire qu’elles participent à l’équilibre global du budget. L’impôt permet de dégager des recettes
qui servent à financer les investissements, comme des nouveaux projets d’aménagement.

Vers une meilleure performance énergétique des bâtiments scolaires

Pour 2023, la Ville renforce son programme de rénovation énergétique des établissements scolaires avec 1,5 million d’euros. Cela passe notamment par le remplacement des menuiseries extérieures comme pour l’école élémentaire Tournebonneau, qui entame sa dernière phase de travaux cette année. Une attention particulière est portée sur la qualité des vitrages et sur leurs performances pour réguler la chaleur en hiver comme en été. L’accent est aussi mis sur le renforcement de l’isolation sur les toits terrasses comme à la maternelle Voltaire. Des travaux sont menés sur l’étanchéité, et une étude est lancée sur la végétalisation du toit afin de créer un îlot de fraîcheur au coeur du quartier et de constituer un complément d’isolation thermique et acoustique.

Halte aux idées reçues

Jean-Marc Roze
Adjoint au maire délégué aux finances,
à l’évaluation et à la prospective,
rapporteur général du budget.

Les investissements se font-ils au profit du centre-ville en priorité ?

Pas du tout, en moyenne, les trois quart des dépenses sont destinés aux quartiers. 75 % des travaux de voirie y sont menés. Il y a aussi des frais de centralité comme l’Arena ou les Promenades. Ce sont certes des aménagements faits au centre-ville, mais au bénéfice de tous, Rémois de toujours ou d’un jour.

Reims est-elle fortement endettée ?

Nous menons des investissements ambitieux parce que notre situation financière est bonne, limitant ainsi notre endettement. Les dépenses de fonctionnement sont maîtrisées. Cela nous permet d’avoir une capacité d’autofinancement. En 2022, notre épargne nette (après remboursement de la dette) devrait être entre 17 et 20 millions d’euros. Nous empruntons certes à hauteur de 24 millions d’euros en 2022, mais avec une capacité de rembourser notre dette en moins de 5 ans.

Combien pèsent les salaires des agents de la Ville sur le budget municipal ?

La moitié des dépenses de fonctionnement est certes attribuée aux frais de personnels, comme les salaires. En revanche, le reste est dédié aux charges ainsi qu’aux subventions. Par exemple, sur les 38,3 millions d’euros de subventions, 19,5 millions vont aux entités municipales comme le CCAS qui gère notamment les crèches ou la Caisse des écoles. Le reste est reversé à des associations culturelles ou sportives de la ville.

Taux d’imposition stable

Afin de ne pas accroître la pression fiscale sur les Rémois, la municipalité ne prévoit aucune hausse du taux d’imposition, privilégiant une maîtrise de ses dépenses de fonctionnement tout en maintenant un haut niveau d’investissement. Pour un couple habitant un logement dont la valeur locative est légèrement au-dessus de la moyenne de celle des logements de la commune, la taxe foncière est de 1 160 euros à Reims en 2022. Elle est de 1 260 euros en moyenne dans les 40 plus grandes villes de France et à plus de 1 500 euros dans certaines communes de taille comparable à la cité des sacres.

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Dernière mise à jour : 04 janvier 2023

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