Comment lutter contre l’insécurité ?

Les policiers municipaux sont sur le terrain pour aller à la rencontre des habitants pendant que leurs collègues opérateurs de vidéo protection balayent les images du centre de supervision urbain. Un duo gagnant associé à une action concertée avec la police nationale et à la vigilance des habitants.

Sécurité

Grâce au doublement des effectifs atteint depuis 2019, quelles missions ont bénéficié d’une action renforcée ?
Le doublement de l’effectif a permis de renforcer la présence dans l’ensemble de la ville en passant de 60 agents en 2014 à plus de 130. Aujourd’hui, nous avons une police municipale présente 24h sur 24, 7 jours sur 7. Ce que je souhaite, c’est une police déployée sur l’ensemble des quartiers, avec une réelle présence sur le terrain. Au-delà, c’est aussi la qualité du matériel qui a été améliorée. Pour de multiples raisons, il y a eu un recentrage de la police nationale sur certains secteurs et je trouve important d’avoir des policiers municipaux en patrouille pour rassurer les citoyens et prévenir certains faits de délinquance.

La prévention est importante selon vous ?
Une politique de sécurité doit se faire de façon équilibrée, on doit marcher sur nos deux jambes, il y a la prévention et la répression.

Reims fait partie des villes pilotes où police nationale et police municipale ont engagé un partenariat étroit…
Oui, la sécurité doit rester une mission régalienne de l’Etat. La police municipale est une force de sécurité qui agit en complément de la police nationale. Elle fait un travail remarquable et  aujourd’hui il y a une pleine coordination entre ces deux polices J’avais appelé de mes voeux un travail conjoint et nous prévoyons la construction d’un commissariat commun dans le quartier Europe. C’est une quasi première en France ! J’aurai d’autres demandes à faire au ministère de l’Intérieur, notamment de dupliquer ce projet sur le quartier Châtillons.

Le réseau de vidéoprotection va-t-il s’étendre en 2023 ?
On va continuer de développer la vidéoprotection, oui… Nous ne mettons pas une caméra pour visionner une rue en particulier, c’est d’ailleurs ce que je réponds à nos concitoyens quand ils en font la demande. Derrière, il y a un vrai travail qui est fait avec la police nationale et les services de l’Etat pour constituer de véritables réseaux et ainsi pouvoir visualiser des zones assez larges. Par exemple, s’il y a un cambriolage ou un acte malveillant, c’est ce type d’approche qui nous permet de suivre les délinquants et observer leur trajet. Cela permet une vision générale et globale, l’idée est de mailler le territoire. Il y avait un vrai débat en 2014 sur la vidéoprotection, certains considérant que cela pouvait être liberticide. Aujourd’hui, c’est totalement dépassé. Et il y a une forte attente de la part des habitants. C’est devenu indispensable en termes de protection et d’enquête. D’ailleurs, plus de 160 réquisitions de bandes sont réclamées chaque mois.

Avec l’application Stop Rodéo par exemple, chacun peut jouer un rôle pour préserver la tranquillité publique…
Bien évidemment, la sécurité est une chaîne. Je crois que les citoyens, sans tomber dans la délation ou autre, peuvent être des vigies importantes, que cela soit sur la question des rodéos urbains et l’application Stop Rodéo ou sur le dispositif des citoyens vigilants pour prévenir des cambriolages. Cela peut permettre d’éviter ou d’accélérer les interventions de la police.

Reims est-elle une ville insécure ?
En tant que citoyen rémois, je peux parfois avoir moi-même quelques inquiétudes, mais quand on se compare à d’autres villes de la même taille, nous ne sommes clairement pas une ville insécure. Et cela s’explique notamment par la politique de prévention que nous menons, je pense au bataillon de la prévention sur le quartier Croix-Rouge, mais aussi aux dispositifs de Cité éducative ou encore au rappel à l’ordre opéré pour responsabiliser familles et jeunes en cas d’absentéisme scolaire aggravé, par exemple. On entoure et on accompagne notre jeunesse, car comme beaucoup de villes, nous faisons face à de nombreuses incivilités. Et parfois la frontière entre incivilité et insécurité est mince, donc il faut continuer d’agir.

Présence renforcée sur le terrain

La police municipale est forte de 131 agents, des policiers armés depuis 2017… Leur mission ? Assurer la tranquillité publique et la sécurité des habitants. Ils patrouillent de 6 h à 20 h, chaque jour, sur tout le territoire rémois. L’unité de nuit, constituée d’au moins 20 agents, prend le relai jusqu’à 4 h 30 du matin. Une unité de tranquillité nocturne a aussi été spécialement constituée pour apaiser les tensions pouvant éclater sur la voie publique. Les policiers municipaux sont garants de la sécurité des habitants et du respect du droit, en particulier concernant l’usage du domaine public. Et cela commence par faire respecter les règles de vie du quotidien : intervenir pour résorber un dépôt sauvage, faire cesser un stationnement gênant, encadrer une manifestation ou procéder à une médiation en cas de conflit de voisinage, par exemple. Ces agents de police judiciaire adjoints travaillent également main dans la main avec la police nationale, qui entre en action lorsque l’affaire prend une tournure judiciaire et nécessite l’ouverture d’une enquête.

Des caméras pour une intervention plus ciblée

Avec 30 nouveaux appareils récemment ajoutés au dispositif existant, le centre de supervision urbain de la police municipale coordonne les informations transmises par 245 caméras au total. Un outil de taille pour faire face à une délinquance très mobile. Leur localisation est le fruit d’une décision partagée avec la police nationale. De l’identification d’individus au dimensionnement d’un accident ou d’une rixe sur la voie publique, les caméras sont envisagées en complément de l’action des policiers. Les opérateurs de vidéoprotection aguerris au territoire rémois doivent analyser l’image en temps réel pour fournir des informations rapides à leurs collègues sur le terrain. L’équipe des 21 opérateurs de vidéo-protection fournit aussi mensuellement plus de 160 enregistrements à la police judiciaire. A noter que l’effacement des enregistrements réalisés est prévu, à l’issue de la période nécessaire à la prévention et la détection des infractions pénales, conformément à l’article 87 de la loi Informatique et Libertés.

Transport : vigilance sur le réseau de nuit

Savez-vous qu’il est possible de se signaler au conducteur sur toutes les lignes de nuit pour demander à descendre entre deux arrêts ? L’objectif est de sécuriser les trajets des usagers dans les transports publics, en réduisant le temps de marche vers le domicile. Sont concernées les lignes 30 et 40 ainsi que le Noctambus. Et parce qu’un bus ou un tram désert peut susciter l’inquiétude, les contrôleurs assurent une présence jusqu’en fin de service sur tout le réseau. Des agents CITURA sont également spécifiquement dédiés à la sécurité des collégiens et lycéens à la sortie des établissements scolaires générant beaucoup d’affluence sur le réseau. Ici, les missions ont pour but de fluidifier la montée à bord, d’éviter les conflits, d’inciter à la validation... Enfin, la police municipale travaille en étroite collaboration avec Transdev et la police nationale pour multiplier les contrôles et accentuer sa présence à tout moment de la journée.

Les lignes 30 et 40 circulent de 22 h à 23 h 30, de dimanche à mardi, et jusqu’à 00 h 30 de jeudi à samedi. Le Noctambus roule les vendredis et samedis entre 22 h et 5 h30.

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Dernière mise à jour : 03 janvier 2023

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