Quatre années de fiscalité locale sans augmentation

Ne pas augmenter la fiscalité locale pendant le mandat : c’était une promesse de campagne d’Arnaud Robinet en 2014. Quatre ans après, les estimations de « l’Observatoire des taxes foncières 2012-2017 » confirment avec un regard de neutralité que la promesse a bien été tenue.

Type d'évènement

Fiscalité

L’étude* publiée le 15 octobre par l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) mesure l’évolution de la taxe foncière sur les propriétés bâties, comprenant la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), dans 50 grandes villes françaises. Si certaines ont eu tendance à augmenter d’année en année leur taux, ce n’est pas le cas à Reims ; s’il y a eu une progression limitée de 4,25 % sur cinq ans du produit  des taxes et non de leur taux, c’est sous l’effet de la majoration des bases légales et des bases physiques. A titre de comparaison, la moyenne nationale s’élève à 10,56 % et un coup d’oeil sur d’autres grandes  villes tourne clairement à l’avantage de Reims qui se situe (avec Nancy, Nîmes et Caen) parmi les quatre communes dont les taux de taxe foncière et de TEOM ont le moins augmenté en France. En dissociant la taxe  foncière de la TEOM (dont le taux est fixé par le Grand Reims), Reims demeure dans le top 15 des villes ayant la fiscalité la plus modérée avec une progression nulle des taux depuis 2014.

Un effort permanent

A la demande du maire, le Conseil municipal de Reims n’a pas voté de hausse des taux le 29 mars dernier et aucun changement dans les abattements n’est intervenu. Cette stabilité, qui est de mise depuis 2014,  le restera jusqu’au terme du mandat. Le mérite est d’autant plus grand que les dotations de l’Etat aux collectivités sont en baisse et que la suppression progressive de la taxe d’habitation d’ici 2020 va les amputer d’une part importante de leurs ressources et par conséquent de leurs moyens d’action. Jean-Marc Roze, adjoint au maire délégué aux Finances souligne par ailleurs que « depuis 2014, nous avons respecté nos  engagements budgétaires : les dépenses de fonctionnement ont étémaîtrisées, la pression fiscale n’a pas augmenté et nous continuons d’investir à un niveau élevé. Cette ligne de conduite exige un effort permanent.» Pour gage de ses bonnes intentions, la Ville a été l’une des premières communes françaises à signer avec l’Etat le Pacte financier par lequel elle s’est engagée à limiter ses dépenses de fonctionnement.


*Réalisée à partir de données issues du portail de la Direction générale des finances publiques et celui de la Direction générale des collectivités locales.