Été pourri, peinture fraîche

Type d'évènement

Culture

La collection du FRAC Champagne-Ardenne comporte un ensemble de peintures remarquables qui, sans retracer l’intégralité de l’histoire de ce médium, mettent en lumière des pratiques individuelles de grande qualité. « Été pourri peinture fraîche » est le titre d’une série de dessins de Robert Malaval (collection FRAC Champagne-Ardenne) dont l’œuvre, en mêlant sans répit le rock, l’esthétique pop, la fin du monde, le festif et le tragique a participé au décloisonnement des pratiques artistiques. Peinture, sculpture, performance et musique ont été entremêlées par Robert Malaval, dont la pratique a inspiré de nombreux artistes. Hommage discret à cet engagement total et excessif, l’exposition rassemble des artistes dont la démarche s’affranchit du poids de l’histoire millénaire de la peinture pour la réinventer, la détourner, imaginer de nouvelles règles.

 

Julia Wachtel, Hippolyte Hentgen, Lilli Thiessen et Mar García Albert tiennent à distance les sujets classiques et peignent des images ; Laure Prouvost, Clément Rodzielski et Nicolas Momein préfèrent ne pas choisir entre peinture et sculpture et mêlent les genres ; Franz Ackermann et François Petit empruntent à d’autres sources et créent des peintures flamboyantes ; Lois Weinberger renonce à concevoir la composition de son œuvre et la confie à des insectes ; Corentin Canesson suit un protocole et réalise des peintures figuratives d’un mètre carré ; Melissa Dubbin et Aaron S. Davidson imaginent le futur post-humain de la peinture et réalisent l’anthropométrie d’un robot ; enfin, Jennifer Douzenel filme comme d’autres peignent et clôt l’exposition avec une vidéo picturale.

 

Peinture fraîche, peinture libre.