Le parcours d'oeuvres de Street Art des Urbanités

Inauguré mardi 28 mai dernier, le parcours d’œuvres est à découvrir durant tout l’été pour les curieux ou les amoureux du street-art. Durant tout le mois de mai, sept artistes ont multiplié les interventions dans le cadre des Urbanités, première saison culturelle rémoise dédiée aux cultures urbaines. Ces fresques graphiques, hypnotiques, colorées réveillent l’espace urbain et offrent de nouvelles perspectives ! En plus de ce parcours, les Urbanités placent le street-art au cœur de la ville, de Saint-Remi à Europe, en passant par la médiathèque Falala.

Le parcours de street-art prend la forme d’un quadrilatère compris entre le parc Léo Lagrange (à proximité du stade Auguste Delaune), l’avenue Paul Marchandeau, le boulevard Wilson et enfin l’avenue Charles de Gaulle, qui en ferme le tracé. Ce circuit pédestre offre une promenade d’une durée de 45 minutes. Tout au long de ce parcours, le visiteur découvre 6 séquences imagées qui forment un nouvel atout culturel rémois, en accès libre !

L’implantation de ce parcours sur un mode semi-pérenne permet de conserver une trace tangible de l’action au-delà de l’évènementiel 2019. La mise en oeuvre de ce geste artistique fort a été confiée à l’association Traffic, collectif artistique Lillois qui a pour but de promouvoir l’art et les artistes. Ce parcours est axé sur les arts urbains contemporains, graphiques et géométriques. La sélection artistique rassemble des artistes originaires de Reims, Lille, Brest, Marseille et Bruxelles, ce qui confère à ce projet un certain rayonnement. Si chaque artiste possède un style propre, les oeuvres s’articulent autour d’un code couleur commun. Ainsi, les promeneurs pourront facilement repérer les murs dans l'espace public.

Où retrouver ces œuvres ?

  • Le public retrouve l’œuvre d’Amose, artiste âgé 40 ans et né à Croix, sur le mur de soutènement de parking (résidence Antonio Vivaldi), au 5 rue Franchet d’Esperey. Dans le travail très graphique d’Amose, les courbes s’emmêlent révélant des formes humaines aux visages abstraits.
  • Les graffitis d’Ipin, artiste né à Reims en 1981, jouent sur les contrastes et les volumes. Ces œuvres sont à découvrir sur le transformateur électrique rue Paul Marchandeau, à l’angle de la rue Courlancy, et sur le transformateur électrique de Courlancy (à côté de la clinique).
  • L’œuvre de l’artiste l’Outsider, artiste parisien originaire de Bretagne âgé de 32 ans, gravite entre lettering, pop-culture, illustration, graffiti, photographie, affiches… Elle est située sur le pignon d’entrée, au 25, boulevard du Président Wilson.
  • Le travail tout en cercle de Jiem, originaire de Nantes, et Mary, originaire de Lièges, est à découvrir sur le mur en béton devant l’EHPAD, située au 25 boulevard Wilson. Tout comme l’intervention de Scamp80s, à la même adresse, qui s’inspire des arts optiques, géométriques mais également les collages surréalistes.
  • Notean, quant à lui, a mis en peinture le transformateur électrique situé à proximité de ce même EPHAD avenue Paul Marchandeau, ainsi que la tôle ondulée du bâtiment de la direction des espaces verts de la ville de Reims, rue Eugène Guillaume (entrée du parc Léo Lagrange). Ces œuvres témoignent de sa sensibilité à la typographie.

Exploration urbaine : Europe, Saint-Remi…et ailleurs

Dans le cadre des Urbanités, des œuvres de street-art ont fleuri dans la ville, comme celle Florian Schneider, artiste rémois qui a inauguré la saison en composant la fresque Burning Inside à la médiathèque Falala. Du côté du quartier Europe, l’association Bronca mêle interventions de street-artistes et fresque participative réalisée avec les habitants (le projet se poursuit jusqu’en septembre). Quartier Saint-Remi, à proximité de la maison de quartier (12 rue Tournebonneau), l’artiste grec Apset a réalisé samedi 18 mai, lors de Place aux Arts, une fresque monumentale faisant référence à la statue du roi Lothaire, sacré à Reims.

Le street art se déploie par ailleurs aux quatre coins de la ville, grâce des projets collectifs ou spontanés. La nouvelle fresque de Céz Art, artiste Rémois, ornera à partir de fin mai le mur de la crèche Les Hautes Feuilles, à Croix-Rouge. Dans un autre style, le public ira découvrir le collage « Intégration», à l’entrée de l’impasse des Carmélites, de l’artiste rémois Levalet. Sans oublier la fresque monumentale ZI Artist dans la zone Industrielle du Port Sec, rue Philippe, qui a rassemblé en 2018 plus de 60 graffeurs et street artistes !

-> Localiser les oeuvres du parcours

 

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