La Gazette des Etoiles

Le ciel du mois, les observations, les images et les dernières nouvelles du ciel

Le ciel du mois de janvier 2020

La carte du ciel vous donne les positions des astres le 1er janvier à 22h00, ou le 15 janvier à 21h00 ou le 31 janvier à 20h.

En début de nuit, seule la planète Vénus est visible. Elle sera en conjonction serrée avec la planète Neptune le 27. Le lendemain, le 28, un fin croissant de Lune viendra lui rendre visite !

Mars se lève environ 3 heure avant le Soleil, et est visible en fin de nuit. Loin de la Terre, elle reste toutefois peu brillante.

Mercure, Jupiter et Saturne sont pour leur part inobservables ce mois-ci : elles sont actuellement derrière le Soleil.

Observez !

Le mardi 28 janvier, dans les lueurs du couchant, la planète Vénus est rejointe par un fin croissant de Lune. La discrète planète Neptune essayera également de se glisser sur la photo, mais sa faible luminosité rendra son repérage particulièrement délicat.

Les deux astres sont visibles sur l'horizon sud-ouest dès le coucher du Soleil.

Bonnes observations !

 

L'image - un diabolique lever de Soleil !

Etonnante image que ce lever de Soleil capturé, le 26 décembre 2019, par Elias Chasiotis ! Ce jour de nouvelle lune, le photographe avait fait le voyage jusqu'au Qatar pour observer une éclipse annulaire de Soleil.

Le ciel est resté couvert au maximum du phénomène, mais le photographe a pu bénéficier d'une trouée providentielle, juste au moment du lever du Soleil. Un lever de Soleil déjà partiellement éclipsé par la Lune, et déformé par l'atmosphère terrestre, dont les cornes incandescentes semblent sortir de l'eau !

 

L'info - De l'eau facilement accessible sous le sol de Mars ?

Si l'on se fie à ce que nous montre la carte ci-dessus, creuser de quelques dizaines de centimètres avec une simple pelle pourrait suffir à l'atteindre.

Il s'agit là d'une image réalisée à l'aide du MRO (Mars Reconnaissance Orbiter), un satellite en orbite autour de la planète rouge depuis le mois de mars 2006, ainsi que des données de Mars Odyssey, un autre orbiteur américain. Cette image nous montre la profondeur à laquelle se trouve l'eau souterraine, les zones bleues représentant les profondeurs les moins importantes, d'une vingtaine de centimètres environ, et les zones rouges, les endroits où il sera nécessaire de creuser au moins 80 cm pour y accéder.

Cependant la température moyenne de la planète étant de -63°C, cette eau est à l'état de glace. Afin de pouvoir l'exploiter, il faudrait donc être en mesure de la faire fondre. Mais cette découverte présente un intérêt, en particulier dans le cadre de missions spatiales, notamment si celles-ci sont un jour habitées. Les astronautes martiens pourraient utiliser l'eau présente dans le sous-sol de la planète comme ressource (non seulement vitale, mais aussi fabriquer de l'hydrogène et de l'oxygène pour ravitailler leurs fusées en carburant). Dans le cas d'une telle mission les quantités de ressources nécessaires sont considérables, car il faut de quoi survivre pendant le voyage, c'est à dire environ 6 mois pour l'aller, et autant pour le retour. Il est à noter que la distance entre les deux planètes varie d'un facteur 1 à 6, c'est pourquoi les voyages s'effectuent de préférence lorsque la Terre et Mars sont au plus proches l'une de l'autre. Le séjour sur place devra donc durer au minimum une année.

Pouvoir utiliser l'eau présente sur place permettrait donc de réduire considérablement la charge au décollage depuis la Terre, le poids superflu étant un véritable fardeau pour s'arracher à la gravité terrestre.

Sur la cartographie ci-dessus on remarque également des zones noires, qui délimitent les endroits où un engin s'enfoncerait dans la poussière martienne à l'atterrissage. La zone favorable à l'atterrissage de futures missions martiennes habitées se trouve encadrée en blanc, c'est à dire des endroits où le sol est dur, et l'épaisseur de la surface suffisemment fine pour pouvoir facilement atteindre l'eau.

Si le voyage habité vers Mars est encore aujourd'hui un véritable défi technologique, ce genre de découvertes pourraient faciliter le travail, ou en tout cas, le rendre un peu moins difficile. Et outre l'intérêt que présente cette eau en terme d'exploitation comme ressource, qui sait ce que nous réservent ces immenses réserves de glaces souterraines ?

Plus d'infos :

https://www.jpl.nasa.gov/news/news.php?feature=7557

Cette page a-t-elle répondu à vos attentes ?