#Reims, au féminin

Qu’elles soient sportives de haut niveau, entrepreneuses de talent ou héroïnes du quotidien, Reims donne leur place à toutes les femmes, et pas seulement pour la Journée internationale des droits de la femme.

L’effervescence sportive au féminin

Depuis plusieurs années, la municipalité accompagne le développement du sport féminin. Un soutien indéfectible qui a notamment convaincu la FIFA de choisir Reims comme ville hôte lors de la Coupe du monde féminine en 2019.

Véronique Pierron, patineuse de vitesse qui vient de disputer les J. O d’hiver après avoir récemment battu son record sur 500 m, Anne-Sophie Da Costa, championne du monde de boxe, Pauline Ferrand-Prévot, qui cumulait les titres mondiaux en VTT, cyclo-cross et cyclisme sur route, Céline Gerny, dans le top 10 du dressage aux Jeux Paralympiques de Rio en 2016, ont à leurs côtés un grand supporter : la ville de Reims.

Si elle suit de près les sportives de haut niveau, Rémoises de cœur ou d’adoption, la municipalité soutient aussi les clubs et sections féminines : le Reims Basket Féminin, le Reims Métropole Volley, le Reims Champagne Hand-Ball, le Roller Hockey Reims, le Cercle nautique rémois, l’EFSRA, les clubs de foot Neuvillette-Jamin, Sainte-Anne, Sires, et bien sûr le Stade de Reims féminin. Des sections féminines que la municipalité accompagne dans leur développement et qui contribuent au rayonnement de la ville.

Rendez-vous en 2019 !

La Coupe du monde féminine de la FIFA en 2019 sera un moment fort pour la promotion du football féminin, pour la France qui l’organise et pour Reims qui accueillera six matches. « On sent à Reims une écoute très attentive quant aux sports féminins, tant de la part de la ville que du club », se réjouit Amandine Miquel, entraîneure D2 Féminines du Stade de Reims.

Si le foot féminin est aujourd’hui en plein essor, il faut se souvenir que c’est à Reims qu’il a entamé sa renaissance à la fin des années 1960. C’est afin d’honorer le palmarès de cette équipe (championne du monde des clubs en 1978 et 5 fois championne de France) que la Ville a d’ailleurs décidé d’inviter aux rencontres programmées à Delaune les joueuses qui ont porté le maillot du club rémois depuis 1968. En attendant d’accueillir la prestigieuse compétition à l’aube de l’été 2019, de nombreux évènements ponctueront les mois à venir.

Portraits de Rémoises :

Majda Sefiani, femme de coeur

A Reims comme partout ailleurs, nombreuses sont celles qui travaillent dans l’ombre et pour la bonne cause. A la tête de l’association « Deux Mains C’est Maintenant » depuis deux ans, Majda Sefiani fait partie de ces Rémoises qui ont le coeur sur la main. Sa cause ? OEuvrer pour les sans abris, réfugiés et personnes en situation précaire. « Nous avons plusieurs partenariats avec des chaînes de magasins afin de distribuer des invendus. L’association propose également une aide à la réinsertion pour toutes démarches administratives (demandes de logement, papiers d’identité…) ». Pour les femmes, des prestations d’esthétisme sont également disponibles comme la coiffure ou un service de manucure. « Nous veillons à redonner une estime de soi aux gens », conclut la présidente.

« Deux Mains C’est Maintenant »,
20 boulevard Pasteur / 06.10.59.67.13 / deuxmainscestmaintenant@gmail.com

Portrait d’entrepreneuse : Mathilde Lacombe en équilibre

« Je voulais être journaliste et devenir rédactrice en chef à Elle. » Mathilde Lacombe a légèrement dévié de sa trajectoire… La jeune Rémoise a bien mis un pied dans le magazine féminin comme stagiaire puis comme pigiste. Mais si aujourd’hui, elle a atteint la notoriété et si son nom est cité dans les pages de Elle et d’autres médias, c’est en raison de sa réussite professionnelle dans la nouvelle économie. Une réussite amorcée avec La vie en blonde, le blog beauté qu’elle a créé pendant ses études, transformé en 2011 en start-up sous le nom de JolieBox, avant de faire un nouveau bond en avant en 2013 par rapprochement avec le groupe Birchbox (box beauté).

A 30 ans, Mathilde a une vie pleine à ras-bord, qu’elle partage entre Paris et Reims. « Je travaille à Paris parce que c’est là que se passe le business de la beauté. Mais avec trois enfants, pour rien au monde je n’y habiterais. Ma famille est à Reims. Je prends le train tous les jours et, depuis peu, je fais du home office le vendredi. » Elle a encore trouvé le temps d’écrire un livre (Une question d’équilibre, First éditions) pour partager avec ses jeunes contemporaines les recettes d’une vie dense et harmonieuse. Un bel exemple de réussite à la rémoise.

Ces grandes dames du champagne

Deux grandes Champenoises du XIXe siècle, hissées à la tête de leur maison de négoce après le décès
prématuré de leur mari, se sont révélées des femmes d’affaires avisées, qui ont marqué de leur empreinte l’histoire du champagne mais aussi la ville.

Sous la direction de la rémoise Barbe Nicole Ponsardin, dite Veuve Clicquot (1777-1866), la maison du même nom a accumulé les innovations, depuis l’invention de la technique du remuage des bouteilles sur tables jusqu’à l’élaboration du premier champagne rosé. Si cet important vestige gallo-romain qu’est la porte de Mars a échappé à la démolition en 1840, c’est aussi grâce à son intervention décisive et à sa contribution à sa restauration.

Louise Mélin, dite Veuve Pommery (1819-1890) fait construire sur la colline Saint-Nicaise le Domaine Pommery, avec ses bâtiments de production et de prestige, son parc et ses anciennes crayères transformées en caves magnifiques. L’actuelle avenue Henry-Vasnier, à l’entrée est de Reims, a été percée à sa demande pour amener les visiteurs extérieurs à profiter de ses installations. Sans s’en douter, toutes deux auront contribué à l’inscription, 150 ans plus tard, des Coteaux, Maisons et Caves de Champagne au Patrimoine mondial de l’Unesco.

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ANNE-SOPHIE DA COSTA

Championne du monde de boxe WBF mi-mouche

« On a la chance à Reims d’avoir beaucoup d’athlètes féminines et une ville qui les soutient. A mes débuts, c’était un sacré combat pour pratiquer un sport d’homme comme la boxe. Je devais presque m’excuser d’être une fille ! Les choses ont heureusement changé. Aujourd’hui on déroule le tapis rouge aux jeunes. »

GHISLAINE SOUËF

Footballeuse au Stade de Reims de 1968 à 1979

« Quand l’équipe s’est créée à Reims, peu de femmes s’accordaient le droit de jouer au foot. On a posé les fondations. Avoir participé à cet élan et apprendre 50 ans plus tard que Reims sera ville hôte de la Coupe du monde féminine en 2019, c’est un rêve ! Un grand événement comme celui-là sera une belle vitrine pour notre sport. »