S’inscrivant dans le projet Reims Grand Centre, la réhabilitation des basses Promenades fait suite à celle effectuée sur les Promenades Jean-Louis Schneiter inaugurées en 2019. Son objectif majeur est d’en (re)faire un lieu de vie agréable et de permettre à chacun de se réapproprier l’espace en intégrant ce lieu au cœur de la ville.


Retour sur l'histoire des Promenades ...

Créées au XVIIIe siècle à l’emplacement des douves des anciens remparts, les Promenades de Reims relient le centre-ville historique aux faubourgs. Depuis le 3 juin 1932 elles sont classées du monument aux Morts jusqu’au cirque. Aménagées par les paysagistes Leroux, père et fils, à partir de 1733, les Promenades représentent une enclave de verdure en plein centre-ville et sont, depuis leur création, un lieu de détente et de rencontre.

Elles sont structurées en deux parties distinctes séparées par le square Colbert. Du monument aux Morts vers le square, les « hautes Promenades » sont constituées par des alignements d’arbres autrefois composés essentiellement de marronniers. Depuis le monument, on découvre une très belle perspective, les Promenades formant un ensemble rectiligne sur près de 500 mètres. Du square au cirque, les « basses Promenades » ont été implantées à l’extérieur des anciens remparts médiévaux.

LES ENJEUX DE LA RÉHABILITATION DES BASSES PROMENADES

Si la tranquillité et l’atmosphère apaisante des espaces verts sont des facteurs indéniables d’attractivité dans un coeur de ville, les Promenades avaient néanmoins perdu leur cohérence et leur attrait, faisant l’effet d’un « grand vide » insuffisamment fréquenté au regard de l’emplacement et des potentialités.

 

Sculpter la lumière

Sur les basses Promenades, la densité de la trame arborée génère une ombre « subie » et qui peut être une cause de non fréquentation en dehors des périodes estivales. Si auparavant l’ombre caractérisait les basses Promenades et la lumière les Promenades Jean-Louis Schneiter, le projet vise à supprimer ce contraste en travaillant conjointement l’ombre et la lumière tout en conservant les singularités des différents espaces. L’omniprésence de l’ombre prive les basses Promenades d’un grand nombre d’usages et de pratiques. La lumière retrouvée, l’ombre redeviendra désirable, structurant ainsi les espaces et les usages. La partie arborée (donc ombragée) des basses Promenades sera percée de « clairières » pour obtenir des espaces de lumière. L’apport de lumière passera également par de multiples dispositifs : des matériaux de sol clair pour illuminer, des replantations d’arbres, des palettes végétales laissant place aux floraisons blanches, des compositions, hauteurs et couleurs…

Les trois clairières des basses Promenades sont constituées

  • de deux prairies : traitées en espaces libres ouverts à tous les usages. Ces grands tapis verts font écho aux boulingrins des Promenades Jean-Louis Schneiter. Ils sont traversés par des allées qui facilitent des liaisons transversales, confortables et directes.
  • d’un « Bassin des Brumes » : pièce d’eau calme et vaporeuse, encadré par les deux prairies ; cette pièce d’eau traversable (scindée en deux) prend place dans l’axe de la rue de Courcelles. Axe transversal de liaison très fréquenté, le bassin offrira un espace d’arrêt, convivial et agréable, qui ponctuera cette liaison entre ville-centre et quartier de la gare.
Prolonger la trame verte dans la ville

En connexion avec le centre-ville, les halles du Boulingrin, la place Drouet d’Erlon et les autres pôles d’attractivité (complexe aqualudique, salle événementielle) les basses Promenades lient les espaces créant une trame verte allant du parc de la patte d’oie au Boulingrin.

Les franges boisées qui encadrent les clairières sont appelées « lisières ». Elles permettent d’isoler du chaos urbain, de favoriser les modes de déplacement actifs, d’apporter une diversité écologique et de prolonger la promenade. Plus urbaine, plus active que la partie nord, la lisière sud combine ambiance jardinée, équipements ludiques, activités diverses, offrant ainsi différents usages sur toute sa longueur. Grâce au travail de connexion effectué sur le jardin d’horticulture Pierre Schneiter, le parc de la patte d’oie et le futur projet « Berges du canal » la trame bleue du canal rejoindra prochainement cette trame verte.

Structurer les espaces dans une logique respectueuse et patrimoniale

Conserver, régénérer, intégrer pour réaliser un nouveau projet : tel est le défi mené sur ce site classé. Ce parti paysager, respectueux du patrimoine arboré, permet de planter davantage d’arbres qu’il n’en abat. La trame d’arbres constitue un véritable point de complexité tant dans la conception que dans l’exécution. Toutes les grandes pièces, les allées longitudinales, le positionnement des cheminements transversaux et secondaires, des kiosques, des éléments de mobilier, des massifs plantés, sont systématiquement conditionnés par la trame arborée afin de limiter au maximum les potentielles dégradations des arbres. En outre, toutes les composantes du projet (aériennes et souterraines) et leur mode de construction s’attachent à limiter l’impact sur les arbres et leurs conditions de développement.

Les basses Promenades sont principalement composées d’érables, de frênes et de platanes. Les arbres existants sont très hétérogènes, tant dans leurs essences, leurs âges, leurs tailles que dans leurs formes. Pour compléter la trame d’arbres, de nouveaux érables tilleuls et charmes sont plantés. Pourquoi des charmes ? Car la taille de ces derniers est adaptée à la trame de plantation et les charmes ont la capacité à se développer (et à pousser droit) à l’ombre des arbres en place.

  • Arbres existants : 705
  • Total des arbres après projet : 745

PRINCIPAUX AMÉNAGEMENTS

Le carrefour Bir Hakeim repensé pour les piétons

Le carrefour Bir Hakeim est transformé en espace public urbain lisible et confortable pour les piétons, totalement oubliés dans cette séquence aujourd’hui. Pour ce faire, les différents axes de circulation sont pris en compte afin de faciliter les liaisons. Le flux automobile ainsi restructuré autour de la Porte de Paris, un véritable plateau piétonnier est créé dans l’axe longitudinal. Cette traversée piétonne est marquée par un revêtement spécifique sur la chaussée et régulée par l’ajout de feux tricolores dédiés. Il sera ainsi permis de cheminer aisément sur l’axe central des basses Promenades jusqu’au parc de la patte d’oie.

Le projet améliore la lisibilité de fonctionnement : les voies sont réalignées et décalées vers le nordouest pour dégager un parvis devant le Manège.

Les principes de régulation des carrefours Bir Hakeim / Roederer et Bir Hakeim / Leclerc sont conservés pour maintenir leur capacité de régulation : tourne à droite direct depuis la traversée urbaine de Reims, tourne à gauche interdit depuis Roederer vers Bir Hakeim. La sortie directe de l’Hôtel de Police vers Bir Hakeim pour les véhicules autorisés uniquement est maintenue.

Le nombre de voies de stockage aux carrefours de la rue Bir Hakeim est également maintenu pour conserver la gestion des flux dissociée sur la ligne de feux. Ces voies sont prolongées sur toute la longueur du barreau pour créer une largeur de voirie constante

Ces travaux ont débuté le 7 juin pour une durée de 4 mois.

La Porte de Paris ouverte sur la ville

Désormais ouverte et franchissable, la Porte de Paris retrouve sa vocation initiale : au sein d’un carrefour entièrement repensé, elle articule les flux véhicules et piétons et devient l’entrée du parc de la patte-d’oie et des basses Promenades. Elle confère au lieu une dimension métropolitaine en tournant les parcs vers le Canal.

Le « Bassin des brumes »

Perpétuant l’esprit des Jardins, le « Bassin des brumes » propose une atmosphère vaporeuse avec des brumisateurs et des gouttes d’eau en lévitation qui dégagent une atmosphère calme et contemplative. Leurs extrémités sont en eau alors que leur espace central reste sec ce qui permet de les traverser. Face à la rue de Courcelles, la composition intègre deux bassins miroirs de 205 m² chacun.

À intervalles réguliers des petits jets d’eau dénommés « waterpop » (gouttes d’eau en lévitation) viennent animer la surface de l’eau telles des bulles de Champagne. Ces jets permettent de créer des séquences rapides et variées formant un effet effervescent ou encore des petits tronçons d’eau en mouvement, soit verticalement soit linéairement. Les bassins seront également sont programmés pour se couvrir temporairement d’un tapis brume afin de varier les effets.

Aires de jeux, kiosques et carrousel

La lisière sud des basses Promenades, en continuité des aires de jeux du parc de la patte d’oie, développe une thématique ludique et urbaine avec des jeux pour enfants et la réinstallation du manège existant. Quatre entités – toboggan, balançoires, araignée, pont de cordes – sont assemblées entre elles pour former un parcours de jeux.

Le kiosque situé sur la partie haute des basses Promenades, en face du Continental accueillera un concept original qui n’existe pas encore sur Reims : celui des « chimney cake » (gâteaux cheminés). Le kiosque situé dans le milieu des basses Promenades est quant à lui prévu pour accueillir, en plus de la partie restauration et friandises, un carrousel 1900 aux couleurs de Reims.

Pour aller + loin

  • 2021_08_25_CP_Reims_visite_chantier_basses_Promenades.pdf PDF - 9 pages - 681,11 Ko Télécharger

Reims Grand Centre

Dernière mise à jour : 28 février 2022

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