Rendez-vous avec Jean-Pierre Caillot, Président du Stade de Reims

Visage grimé en Rouge et Blanc, écharpe autour du cou. Vous serez où, vous, le soir du 24 mai pour vivre la finale de la Coupe de France opposant Reims au Paris Saint-Germain ? Jean-Pierre Caillot nous raconte comment il vit ces moments historiques.

Sport

Une finale, c’était votre objectif de président de club ?

« C’est une fierté pour moi d’emmener le Stade de Reims grâce à mes joueurs et à mon staff en finale de Coupe de France. Je suis avant tout un Rémois, j’aime ma ville, j’aime mon club. Quand j’ai eu l’opportunité d’en prendre la présidence il y a plus de 20 ans, j’avais dans un coin de ma tête que le Stade de Reims retrouve la Ligue 1… Mais surtout qu’un jour, on puisse offrir aux Rémois la possibilité d’une finale comme aux grandes années du Stade de Reims. 48 ans après, nous atteignons cet objectif ! Tous les ans, j’en ai parlé, cette année le rêve devient réalité. Même moi, je ne mesure pas encore l’événement historique que cela représente. »

Sentez-vous la ville derrière son club et la perspective de former un virage Rouge et Blanc ?

Cela va bien au-delà aussi d’un engouement de supporters. Beaucoup me disent : « Je vais y aller avec mes enfants, car ils le verront au moins une fois dans leur vie ! »  C’est donc un engouement familial, et c’est pour cela que je m’investis dans ce club pour voir qu’à un moment cela donne du bonheur à des milliers de gens. Je reçois des messages de soutien bien au-delà des frontières de notre région L’engouement est national. Je suis le doyen des présidents de clubs, donc évidemment j’ai des relations privilégiées avec beaucoup.

Comment gérez-vous cette saison, entre un championnat difficile et une sélection pour la finale de la Coupe ?

Le championnat est un ascenseur émotionnel. La Coupe de France, c’est vraiment une aventure à part. On dit toujours que la Coupe elle appartient aux joueurs… Cette année, avant chaque match, l’entraineur leur a rappelé que cela tenait au cœur de leur président. Et chaque fois, les joueurs sont venus me voir à la fin du match en disant : « On l’a fait pour vous ». Et ça fait chaud au cœur dans une période où le football n’est pas simple pour des clubs comme les nôtres, notamment à cause des problèmes financiers sur les droits TV. C’est une façon de me remercier de me battre pour faire leur salaire tous les mois. Le Stade de Reims, cela a toujours été une grande aventure humaine. Tous les joueurs qui me recroisent me le rappelle. On est en plein dedans !

Vous avez dit : « on ira, et on n’ira pas en victime »…

« On est compétiteur ! Evidemment que nous savons que l’obstacle qui nous attend est monstrueux. Mais, on a aussi en mémoire que c’est un club qu’on a déjà réussi à faire douter et à battre. S’ils sont dans un bon jour, cela sera très compliqué pour nous, il ne faut pas se raconter d’histoire. S’ils sont un peu moins bien et que nous sommes à 120%, on pourra peut-être les faire douter… Y aller, c’est déjà un vrai bonheur et le reste ne sera que du bonus. »

Pédalerez-vous jusqu’au stade de France ?

« Je vous confirme que le 19 mai, je partirai avec un groupe de partenaires et d’amis pour rejoindre le Stade de France à vélo. Je m’entraine d’ailleurs ardemment depuis. Je suis un coureur… qui regarde le Tour de France dans son canapé. C’est un clin d’œil à mon papa décédé depuis longtemps qui était un amoureux fou du vélo ! »

Rêve / Jour J

Rêve
Des bus sont affrétés par le club pour emmener les supporters rémois à Paris. Jean-Pierre Caillot l’écrit dans son livre Ce n’est pas que du football, il rêve d’un virage du Stade de France en Rouge et Blanc. « Cela donne la chair de poule et j’ai envie de vivre cela ! »

 Jour J
« Le stade de France est une enceinte impressionnante. Y vivre un match pour supporter ma ville, je n’aurais jamais cru ça possible ! Ma compagne se joint à moi pour la première fois : elle n’est pas branchée foot, mais c’est historique. » François, 47 ans.

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Dernière mise à jour : 13 mai 2025

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